Présentation

C’était la guerre depuis longtemps, deux ans d’enfer dans un pays ruiné. Le 27 août 1916, depuis sa tranchée des bords de l’Aisne, Georges Courtin écrivait à son épouse Henriette sa 600ème lettre :“Surtout mets bien nos lettres en place… C’est que j’y tiens beaucoup. Après la guerre je les assemblerai pour en faire un livre, à relire plus tard quand nous porterons des lunettes, peut-être marchant clopin-clopant, mais nous serons plus heureux qu’aujourd’hui, séparés que nous sommes.” Le 16 avril 1917, la mort l’attendait au Chemin des Dames. Pour quoi ? Pour qui ? C’est la question posée par son petit fils François Courtin, avec le souci de placer le simple soldat au cœur de la Grande Histoire.

En empruntant les chemins du passé depuis les prémisses du conflit jusqu’au Traité de Versailles, l’auteur dénonce les mythes qui polluent le récit de la Première Guerre Mondiale dans lequel n’apparaissent jamais clairement les responsabilités. Il explore les soubassements économiques et politiques les plus déterminants et parvient à montrer que le roman national perd de son éclat quand les légendes sont à bout de souffle. Cent ans après, l’indignation fait écho à la douleur toujours intacte, cent ans après, les mêmes questions hantent la vie contemporaine. L’histoire appartient-elle à ceux qui la font ou à ceux qui en parlent ?

 

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